Notre méthodologie

Comment nous analysons les aliments pour chiens et chats.

Ce qui distingue notre analyse

La plupart des comparateurs attribuent une seule note par produit, à partir d'une poignée de sous-notes. Nous allons beaucoup plus loin :

20+ critères par aliment

Chaque produit est passé au crible de plus de 20 critères nutritionnels : protéines, matières grasses, glucides, minéraux, ratios clés, additifs, cuisson, traçabilité. Une granularité sans équivalent chez les comparateurs grand public.

Une note par profil, pas une note unique

Un même aliment est évalué séparément pour chaque profil : chiot (petite ou grande race), adulte, chien actif, stérilisé, senior, perte de poids, côté chien comme côté chat. Les besoins ne sont pas les mêmes, la note non plus.

Une base scientifique : les g/Mcal

Nous ne notons pas les pourcentages affichés sur le paquet, mais la dose réellement ingérée par jour, ramenée à l'énergie (grammes par 1000 kcal), comme le font FEDIAF, NRC et AAFCO. C'est la seule façon de comparer équitablement deux aliments de densités différentes.

Des seuils calés sur les références

Nos seuils s'appuient sur les recommandations officielles en nutrition animale (FEDIAF, NRC, AAFCO) et la littérature scientifique, et non sur la moyenne du marché. Un A se mérite : la notation sépare réellement le très bon du médiocre.

Des alertes rédhibitoires

Un excès réellement risqué (calcium, phosphore, ratio déséquilibré, additif controversé) plafonne automatiquement la note, même quand le reste de la composition est bon. La sécurité prime sur la moyenne.

Les critères que nous évaluons

Chaque produit est évalué sur un ensemble de critères nutritionnels regroupés en trois familles :

Voici l'ensemble des critères évalués pour une croquette. Chacun est noté individuellement, puis pondéré ; le détail critère par critère est affiché sur chaque fiche produit.

Profil nutritionnel

  • Densité protéique (RPC)

    Quantité de protéines rapportée à l'énergie de l'aliment, et non au simple pourcentage affiché. Elle indique si les calories proviennent surtout des protéines (signe d'un régime adapté au carnivore) ou des glucides et des graisses. C'est l'un des critères les plus structurants de la note.

  • Matières grasses

    Niveau de matières grasses, principale source d'énergie. La cible dépend du profil : plus élevée pour un chiot ou un chien actif, plus basse pour un animal stérilisé ou en perte de poids. L'excès comme la carence sont pénalisés.

  • Glucides

    Part de glucides (amidon, sucres), estimée par différence. Peu utile au chien et au chat, elle sert surtout à lier la croquette ; une part excessive est pénalisée, en particulier chez le chat (risque métabolique et diabète).

  • Cendres (minéraux totaux)

    Teneur en minéraux totaux (le résidu après combustion). Un taux élevé peut trahir une forte proportion d'os, de carcasses ou de sous-produits, donc des protéines de moindre qualité.

  • Fibres

    Fibres alimentaires : à dose adaptée elles favorisent le transit, la satiété et l'équilibre de la flore intestinale. Trop peu, ou trop, nuit à la digestion et à l'absorption des nutriments.

  • Équilibre calcium / phosphore

    Rapport entre calcium et phosphore. Même avec des taux corrects pris isolément, un déséquilibre perturbe la minéralisation osseuse ; les références (FEDIAF, NRC) visent environ 1,1 à 1,5 chez l'adulte, avec un encadrement plus strict en croissance.

  • Taux de calcium

    Quantité de calcium réellement apportée (rapportée à l'énergie, voir plus bas). Évaluée en « U » : la carence freine la croissance osseuse, l'excès est risqué, tout particulièrement pour les chiots de grande race.

  • Taux de phosphore

    Quantité de phosphore apportée. Un excès sollicite les reins sur le long terme ; ce critère pèse davantage pour les profils senior et les animaux à risque rénal.

  • Équilibre oméga-6 / oméga-3

    Rapport entre oméga-6 et oméga-3. Un bon équilibre soutient la peau, le pelage et la régulation de l'inflammation ; un excès d'oméga-6 par rapport aux oméga-3 est défavorable.

  • Ratio protéines / cendres

    Protéines rapportées aux cendres (minéraux). Un ratio élevé indique des protéines plus nobles et moins de résidus minéraux : un bon indicateur de la qualité réelle des sources protéiques, au-delà du seul taux de protéines.

  • Ratio graisses / protéines

    Équilibre entre matières grasses et protéines. Il aide à distinguer un aliment réellement riche en protéines d'un aliment dont les calories viennent surtout du gras.

  • Ratio protéines / phosphore (ajusté)

    Ratio protéines/phosphore corrigé par la part de protéines animales. Les protéines végétales apportent peu de phosphore et gonflent artificiellement le ratio brut : l'ajustement neutralise ce biais, de sorte que seules des protéines majoritairement animales et nobles obtiennent un bon score. Il recoupe et fiabilise le critère protéines/cendres plutôt que de le répéter.

Qualité des ingrédients

  • Part de protéines animales

    Proportion des protéines d'origine animale par rapport aux protéines végétales. Le chien, et surtout le chat (carnivore strict), valorisent mieux les protéines animales dont le profil en acides aminés est complet ; la note progresse avec cette part.

  • Ingrédients à index glycémique élevé

    Présence d'ingrédients à index glycémique élevé (certains féculents comme la pomme de terre ou le tapioca en forte proportion), qui provoquent des pics de glycémie peu souhaitables, en particulier chez le chat.

  • Absence de gluten

    Présence ou absence de gluten (blé, orge…). Sans être dangereux pour la plupart des animaux, il sert souvent de protéine végétale bon marché et peut poser problème aux individus sensibles.

  • Viande / poisson frais

    Présence de viande ou de poisson frais dans la recette (et pas uniquement des farines déshydratées). La matière fraîche est un gage de qualité, même si son poids réel diminue après cuisson.

  • Taurine

    Taurine, acide aminé essentiel pour le chat (fonction cardiaque, vision, reproduction). Son ajout ou sa présence est valorisé ; son absence chez le chat est un vrai point faible.

  • Additifs controversés

    Additifs controversés : conservateurs chimiques (BHA, BHT, éthoxyquine), colorants et arômes artificiels. Leur présence fait baisser la note et peut, dans les cas les plus sensibles, plafonner le score.

  • Légumineuses dans les ingrédients

    Légumineuses (pois, lentilles, pois chiches). Quand les pourcentages sont déclarés, nous notons la charge réelle (dose cumulée) ; sinon, nous combinons la position dans la liste d'ingrédients et le nombre de sources distinctes. Ce comptage neutralise le « splitting » : fractionner les pois en plusieurs entrées (pois, protéines de pois, fibres de pois…) pour que chacune paraisse mineure ne permet plus de masquer la dose totale. Objectif : capter le signal de risque de cardiomyopathie dilatée (alerte FDA 2018) sur les régimes très riches en légumineuses.

Transparence et fabrication

  • Méthode de cuisson

    Méthode de cuisson déclarée (extrusion à haute température, basse température, lyophilisation). Les procédés plus doux préservent mieux les nutriments ; l'absence d'information est aussi un indice de transparence.

  • Traçabilité des matières grasses

    Source des matières grasses : nommée (ex. « graisse de poulet ») ou générique (« graisses animales »). Une source nommée est un gage de traçabilité et de qualité.

  • Déclaration calcium / phosphore

    Le fabricant déclare-t-il les taux de calcium et de phosphore ? Sans ces valeurs, l'équilibre minéral ne peut être vérifié : le score est alors corrigé et plafonné (voir les alertes rédhibitoires).

Les pâtées et aliments humides sont évalués sur un ensemble équivalent, adapté à leur forte teneur en eau (humidité, densité protéique sur base énergétique, etc.). Le détail complet figure sur chaque fiche.

Une note adaptée à chaque profil

Point essentiel : le score n'est pas unique. Il est calculé séparément pour chaque profil (adulte, senior, chiot/chaton, stérilisé, actif, perte de poids) car les besoins nutritionnels varient fortement selon l'âge, la taille et le mode de vie de l'animal. Les seuils de référence sont ajustés pour chacun.

Concrètement, une même croquette peut obtenir A pour un chaton en croissance et C pour un chat stérilisé d'intérieur, parce que leurs besoins n'ont rien à voir. Une note universelle ne peut pas traduire cette nuance : la nôtre, si.

Taux affiché sur le paquet vs taux utilisé pour la note

Depuis septembre 2026, nous ne notons plus les taux nutritionnels (protéines, calcium, phosphore, cendres) tels qu'ils apparaissent sur l'emballage. Nous les convertissons d'abord en grammes par 1000 kcal d'énergie métabolisable (g/Mcal), la base scientifique utilisée par FEDIAF (Tableau III-4b), AAFCO et NRC.

Pourquoi ce changement ?

Un animal a besoin d'une quantité fixe d'énergie par jour, indépendamment de la densité de son aliment. Deux croquettes affichant le même pourcentage de calcium peuvent donc apporter des doses réelles très différentes selon leur densité calorique. La base g/Mcal corrige cette distorsion en mesurant la quantité ingérée par jour, pas le taux affiché sur le paquet.

Un exemple concret

Un chaton couvre chaque jour un besoin d'énergie fixe. Avec une croquette peu calorique, il doit en manger plus de grammes pour l'atteindre qu'avec une croquette très calorique. Résultat : à pourcentage de calcium identique sur le paquet (par exemple 1,1 %), la croquette la moins calorique lui apporte en réalité davantage de calcium par jour. C'est cette dose réellement ingérée, rapportée à l'énergie (grammes pour 1000 kcal), que nous évaluons, et non le pourcentage affiché.

Ce que vous voyez sur les fiches produit : Le taux affiché reste le pourcentage brut communiqué par le fabricant (celui écrit sur l'emballage). C'est le calcul interne du score qui utilise la base g/Mcal, pas l'affichage. Cohérence garantie avec la formule reconnaissable et vérifiable sur le paquet.

Critères concernés : Ratio Protéo-Calorique (RPC), Calcium, Phosphore et Cendres, pour les croquettes comme pour les pâtées, chien et chat.

De la note globale à la lettre

Le score total (sur 100) est converti en une note lettrée :

A+ A+ : composition exceptionnelle sur l'ensemble des critères
A A : très bonne composition nutritionnelle
B B : bonne composition avec quelques points d'attention
C+ C+ : composition correcte, certains critères à surveiller
C C : composition moyenne, plusieurs faiblesses identifiées
D D : composition insuffisante sur plusieurs critères majeurs
E E : composition très en dessous des recommandations, à éviter pour ce profil

Les alertes rédhibitoires

Certains critères peuvent déclencher une alerte rédhibitoire, indépendamment du score global. Il s'agit de situations où une valeur dépasse un seuil que nous jugeons risqué ou inadapté au profil. Ces seuils s'appuient le plus souvent sur les recommandations des organismes de référence (FEDIAF, NRC, AAFCO) ou sur des alertes officielles (comme celle de la FDA sur les légumineuses), mais relèvent aussi, là où la littérature laisse une marge, d'une décision éditoriale assumée de notre part.

Les principales alertes que nous surveillons :

Déséquilibres nutritionnels

  • Densité protéique (RPC) trop faible pour le profil visé.
  • Matières grasses insuffisantes au regard des besoins du profil.
  • Calcium trop élevé, ou au contraire sous le minimum recommandé.
  • Phosphore trop élevé (vigilance rénale), ou insuffisant.
  • Ratio calcium/phosphore déséquilibré.
  • Taux de glucides au-dessus des recommandations, en particulier chez le chat.
  • Cendres excessives : charge minérale élevée, souvent signe d'os ou de sous-produits.
  • Fibres excessives, qui diluent la densité nutritionnelle et la digestibilité.

Ingrédients et transparence

  • Présence de conservateurs synthétiques controversés (BHA, BHT, éthoxyquine).
  • Légumineuses dominantes (1ʳᵉ ou 2ᵉ position), fractionnées en plusieurs sources, ou dominantes sans taurine ajoutée chez le chat (alerte FDA 2018).
  • Recette dont ni le calcium ni le phosphore ne sont déclarés : l'équilibre minéral ne pouvant être vérifié, la note est plafonnée.

Ces alertes sont affichées clairement sur la fiche produit. Elles ne changent pas l'analyse critère par critère, mais plafonnent le score affiché : tant qu'une alerte est active, le produit ne peut pas dépasser un certain grade, quelle que soit la qualité du reste de la composition.

Bien lire un score

Un score n'est pas une note universelle. Trois principes essentiels pour bien l'utiliser :

Comparer à l'intérieur d'une catégorie, pas entre catégories

Les seuils du scoring diffèrent selon le type d'aliment (croquettes, pâtée, cru, ration ménagère, lyophilisé, friandises). Process industriel, digestibilité, teneur en eau et besoins physiologiques varient énormément d'une catégorie à l'autre. Un B en croquettes et un B en pâtée ne veulent pas dire la même chose et ne se comparent pas directement.

Un score inférieur peut mieux convenir à votre animal

Un produit noté C ou B est parfois plus adapté qu'un produit noté A selon les caractéristiques de votre animal : âge, poids, activité, stérilisation, pathologie (insuffisance rénale, sensibilité digestive, allergie alimentaire…). Le score reflète une qualité générique pour un profil physiologique donné, mais votre vétérinaire connaît des critères qu'aucun algorithme ne peut anticiper.

Le score ne remplace pas un avis vétérinaire

PetFoodStats est un outil d'aide à la décision, pas un diagnostic ni une prescription. En cas de doute, de pathologie identifiée ou de changement d'alimentation important, consultez votre vétérinaire - c'est le seul professionnel habilité à recommander un régime en fonction du bilan de santé complet de votre animal.

D'où proviennent les données ?

Les données nutritionnelles (protéines, matières grasses, fibres, cendres, humidité, etc.) sont collectées à partir des informations publiées par les fabricants sur leurs emballages, sites web officiels et fiches techniques.

PetFoodStats ne réalise pas d'analyses en laboratoire. Nous travaillons exclusivement à partir des données déclarées. Cela signifie que nos scores reflètent ce que le fabricant communique, et non une mesure indépendante de la composition réelle.

Lorsqu'une donnée n'est pas communiquée par le fabricant (par exemple l'humidité d'une croquette ou l'énergie métabolisable), selon le critère concerné : soit nous appliquons une estimation standardisée, soit le critère est retiré du calcul (ni bonus ni malus) et le score est ramené au prorata des critères réellement disponibles. Ces cas sont signalés « n/c » sur la fiche produit.

Sur quoi nous appuyons-nous ?

Les seuils et critères utilisés dans notre algorithme s'inspirent des recommandations des organismes de référence en nutrition animale :

  • FEDIAF (Fédération européenne de l'industrie des aliments pour animaux familiers) - Nutritional Guidelines, édition en vigueur.
  • NRC (National Research Council) - Nutrient Requirements of Dogs and Cats, publication de référence sur les besoins nutritionnels.
  • AAFCO (Association of American Feed Control Officials) - Profils nutritionnels pour aliments chiens et chats.

Ces organismes fournissent des fourchettes parfois larges, et ne couvrent pas tous les critères que nous évaluons. Lorsque les recommandations officielles ne permettent pas de fixer un seuil précis, nous effectuons un arbitrage éditorial basé sur la littérature disponible et notre expérience. Ces choix, assumés, sont susceptibles d'évoluer.

Les recommandations officielles évoluent avec l'état des connaissances. Notre algorithme est régulièrement mis à jour pour refléter ces évolutions et affiner nos propres arbitrages.

Ce que notre score ne mesure pas

En toute transparence, voici ce que notre système de scoring ne peut pas évaluer :

  • La digestibilité réelle des nutriments - deux aliments avec le même taux de protéines peuvent être assimilés très différemment par l'organisme.
  • La biodisponibilité des minéraux et vitamines - la forme chimique d'un nutriment influence son absorption.
  • La qualité organoleptique - l'appétence, la texture et le goût sont importants pour l'animal mais ne sont pas mesurables à partir d'une étiquette.
  • Les besoins individuels - un animal souffrant d'une pathologie (rénale, cardiaque, allergique) peut nécessiter un aliment spécifique qu'un score généraliste ne peut pas refléter.
  • La qualité réelle des matières premières - l'étiquette indique la catégorie (« poulet »), mais pas la qualité du lot utilisé.
  • Les conditions de stockage et la fraîcheur du produit au moment de l'achat.

Indépendance et engagements

PetFoodStats est un outil d'analyse nutritionnelle des aliments pour chiens et chats. Aucune marque ne peut payer pour influencer son score ou son classement. Si des liens d'affiliation vers des sites marchands sont présents, ils n'ont aucun impact sur les résultats de l'analyse.

Notre objectif est de fournir une grille de lecture claire et factuelle pour aider les propriétaires d'animaux à comparer les compositions nutritionnelles des aliments disponibles sur le marché.

Le score que nous attribuons reflète une évaluation de la composition déclarée par le fabricant. Il ne constitue pas un jugement de valeur sur la marque, et ne remplace pas l'avis d'un vétérinaire.

Si vous constatez une erreur dans les données d'un produit, nous vous invitons à nous le signaler. Nous corrigeons les erreurs avérées dans les meilleurs délais.

Notre algorithme évolue. Lorsque de nouvelles données scientifiques ou recommandations officielles sont publiées, nous ajustons nos seuils et critères en conséquence. Un score peut donc varier dans le temps sans que la composition du produit ait changé.

Avertissement important

Les informations présentées sur PetFoodStats sont fournies à titre indicatif. Elles ne constituent pas un avis vétérinaire ou nutritionnel professionnel. Pour toute pathologie ou besoin spécifique, consultez votre vétérinaire. L'éditeur décline toute responsabilité quant aux choix alimentaires effectués sur la base de ces informations.

Consulter l'avertissement complet
Recherche…
Aucun produit ne correspond.
Tapez au moins 2 caractères pour lancer la recherche.